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Charte éthique et vigilance

Nos pratiques, point par point, face au dérivomètre

Le 29 septembre 2026, le ministère de la Santé a publié le dérivomètre, un outil qui aide le public à repérer les dérives dans les pratiques non conventionnelles en santé. La sophrologie fait partie de ces pratiques. Nous avons repris ses 16 repères et indiqué, pour chacun, comment l'EPSSIC et le cabinet de Fabien Rohrbacher les appliquent.

Une auto-évaluation, pas un label. Le dérivomètre est un outil d'information du ministère de la Santé. Ni le ministère ni la Miviludes ne délivrent de label ou d'agrément aux praticiens. Cette charte est un engagement public de notre part : chacun peut le vérifier et nous le rappeler.

Je reste attentif, mais je peux continuer

Ce que fait le praticien, selon le dérivomètre

  • Explique clairement la pratique exercée

    Nous présentons la sophrologie pour ce qu'elle est : une méthode psychocorporelle d'accompagnement fondée sur la respiration, la détente musculaire et l'attention. Elle ne pose pas de diagnostic et ne soigne pas une maladie.

  • Évoque ses bénéfices et ses risques

    Nous disons ce que la sophrologie peut apporter (gestion du stress, du sommeil, de la douleur ressentie, de l'anxiété liée aux soins) et ce qu'elle ne peut pas faire. Nous signalons les situations où certaines techniques sont à adapter ou à éviter.

  • Recueille mon accord

    Les objectifs sont définis avec la personne, qui reste libre d'interrompre l'accompagnement à tout moment, sans justification.

  • Me renvoie vers un professionnel de santé au moindre doute

    Au moindre doute sur un symptôme, un traitement ou un état psychique, nous orientons vers le médecin traitant ou le professionnel concerné. C'est enseigné et évalué dans nos formations.

Je fais une pause : des signes doivent m'alerter

Signes d'alerte que nous nous interdisons

  • Critique la médecine, la science ou les traitements

    Nous inscrivons la sophrologie en complément de la médecine, jamais contre elle. Nos formations en santé sont construites à partir de l'organisation des soins et des recommandations médicales.

  • Évoque les « énergies », « vibrations » ou la spiritualité

    Nous expliquons nos techniques avec le vocabulaire de la physiologie : respiration, système nerveux autonome, tension musculaire, attention. Aucun discours énergétique ou spirituel dans nos accompagnements ni dans nos formations.

  • Démarche par les réseaux sociaux, mail ou téléphone

    Nous ne sollicitons jamais une personne pour lui proposer un accompagnement. C'est elle qui prend contact.

  • M'incite à modifier mon traitement sans avis médical

    Nous ne donnons aucun conseil sur un traitement médical, sa dose ou son calendrier.

  • Organise des stages dans des lieux isolés

    Nos formations ont lieu à distance, en classe virtuelle, ou dans des lieux ouverts. Nous n'organisons pas de stage résidentiel.

Je dis stop : ma santé est en danger

Ce que nous ne faisons jamais

  • Demande d'arrêter mon traitement médical

    Jamais. Nous rappelons au contraire qu'un traitement ne s'arrête qu'avec l'avis du médecin.

  • Me fait porter la responsabilité des symptômes

    Jamais. Nous ne lions pas une maladie à une faute, une émotion « refoulée » ou un manque de volonté.

  • Se dit le seul capable de me soigner

    Jamais. Le sophrologue travaille en lien avec le médecin et les autres professionnels qui entourent la personne.

  • Promet une guérison « miracle »

    Jamais. La sophrologie ne guérit pas une maladie. Elle peut aider à mieux vivre une situation.

  • M'isole de mon entourage ou de mon médecin

    Jamais. Nous encourageons au contraire la personne à parler de l'accompagnement à son médecin et à ses proches.

  • Pratique des actes physiques invasifs sans cadre médical

    Jamais. La sophrologie se pratique sans acte invasif, et sans contact physique sauf demande explicite et justifiée.

  • A des gestes déplacés ou à caractère sexuel

    Jamais. Tout manquement peut être signalé à la direction de l'école, et aux autorités.

Ce que nous enseignons aux sophrologues

Une école de formation continue a une responsabilité particulière : les sophrologues qu'elle forme transmettent à leur tour ses pratiques. Dans nos formations, et en particulier celles qui touchent à la santé (cancer, deuil, maladies chroniques) :

  • le cadre est posé dès le premier module : la sophrologie complète le suivi médical, elle ne le remplace pas ;
  • l'orientation vers un professionnel de santé est travaillée en mises en situation ;
  • les signes d'une dérive, et la conduite à tenir face à un client sous emprise, sont présentés à partir du dérivomètre et du guide de la Miviludes ;
  • nos supports expliquent les techniques par la physiologie, sans promesse de guérison.

Une inquiétude, un signalement ?

Si vous avez un doute sur une pratique, la nôtre comprise, parlez-en à votre médecin traitant ou à votre pharmacien.

Pour signaler une situation de dérive sectaire : Miviludes, Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires.

En cas d'urgence : 15 (SAMU) ou 17 (police).

Pour nous faire part d'un manquement à cette charte : formulaire de contact ou contact@epssic.com. Chaque signalement reçoit une réponse sous 15 jours.

Sources : Dérivomètre, ministère de la Santé (PDF) · Guide « Santé et dérives sectaires », Miviludes, 2026 (PDF). Charte mise à jour le 9 octobre 2026.